AN 3 DE LA GESTION DE BONI YAYI : Bilan exceptionnel pour la promotion de la femme misquols avril 14, 2009

AN 3 DE LA GESTION DE BONI YAYI : Bilan exceptionnel pour la promotion de la femme

Trois ans après l’avènement au pouvoir du chantre du changement, le Chef de l’Etat Boni Yayi, le contexte socio-politique actuel de notre pays pousse à faire de bilan à chaque pas. L’opposition dresse un tableau sombre des performances du Chef de l’Etat tandis que ce dernier multiplie les apparitions, les déclarations et les comptes secteur par secteur. Les autres voulant agir sur ses failles et lui, tenant à brandir un bilan satisfaisant. Dans cette atmosphère, le bilan de Boni Yayi à l’endroit des femmes est d’une éloquence qui ne souffre d’aucune contestation.

Au matin de sa vie politique, Boni Yayi avait déjà fait une forte impression aux femmes en confiant un poste stratégique dans la conquête du pouvoir à Vicentia Boco. C’était en fait pour la première fois au Bénin qu’un candidat choisissait une femme comme Directrice de campagne. Il y avait beaucoup de Béninois qui mirent du temps avant de se le réaliser. Ce fut, en tout cas, un signe qui annonça la place que les femmes allaient occuper aux côtés de Boni Yayi, Président de la république. Le premier gouvernement qui sortit sous l’émergence avait laissé les femmes sur leur faim. L’éviction de Colette Houéto du gouvernement, après à peine 3 mois d’exercice, laissa penser que c’était un gouvernement qui évoluait à double vitesse, puisque selon cette compréhension, c’eut été un homme dans le cas, que le Chef de l’Etat aurait réagi autrement. La suite des événements montra à tous comment le Chef de l’Etat était impartiale, qu’il s’agisse d’homme ou de femme. Dans la foulée, des hommes ministres connurent le même sort. Certes, dans ses gouvernements successifs, la femme était réduite à la portion congrue. Le Chef dut même faire face à l’indignation des femmes lors du dernier remaniement ministériel qui a vu le nombre de portefeuilles réservés aux femmes chuter. Attentif ou prévoyant, Boni Yayi s’est dépêché de mener une opération de charme envers les femmes. Ce qui est fait et continue d’avoir cours. Boni Yayi peut avoir des insuffisances sur d’autres plans, mais au niveau des femmes, son bilan est plus qu’élogieux donc exceptionnel quand on parcourt les acquis, les déclarations et les promesses à l’endroit des femmes. Par les temps qui courent, Boni Yayi est en phase avec les femmes béninoises et sa côte de popularité en flèche dans leur estime. Cette estime n’est d’ailleurs, rien d’autre que leur reconnaissance aux réponses du Chef de l’Etat à, leurs diverses complaintes. Elles sont aujourd’hui, plus que par le passé, fières de son oreille attentive.

Le développement personnel de la femme passe par le renforcement de ses capacités dans la conduite de ses activités génératrices de revenu. Boni Yayi l’a si bien compris qu’il ne s’est pas attardé à initier le programme de micro crédit aux plus pauvres. Ainsi, les femmes peuvent disposer de micro crédit pour mener ses activités. Ce crédit est à un taux de remboursement préférentiel. Une aubaine, s’exclamèrent-elles pendant que des politiciens vautrés dans le confort font des critiques sur ce projet.

Le panier de la ménagère s’est amélioré grâce à ce programme assez porteur. Les femmes ont donné de la voie et touché la sensibilité du Chef de l’Etat qui fit passer l’enveloppe de 20 à 25 milliards. Le souci d’améliorer les conditions de vie des femmes béninoises semble resté permanent à l’esprit du Dr. Boni Yayi au regard des actions qu’il pose. C’est ainsi que sur un autre plan, il décida de la gratuité de l’enseignement primaire et, plus tard, universitaire. En bon économiste, il a compris que si le pouvoir d’achat augmente et que les charges vont à la hausse, cela crée un déséquilibre qui, à la longue va éroder le pouvoir d’achat et aboutir à la misère. Ainsi, la gratuité des enseignements primaire et universitaire vise un allègement substantiel de la corvée de la ménagère car dans bien d’autres cas, des femmes continuent de se battre seules pour pourvoir aux besoins de leurs enfants sous le poids de l’irresponsabilité de certains pères de familles. Aussi faut-il un esprit sain dans un corps sain.

L’annonce de la gratuité des soins de santé dans les centres de santé et hôpitaux publics aux enfants âgés de moins de cinq ans est une dynamique pluri sectorielle du Chef de l’Etat de favoriser le bonheur dans chaque foyer béninois. Même si l’effectivité de la mise en pratique de cet engagement du Chef de l’Etat reste à vérifier, c’est déjà heureux qu’il y ait pensé et qu’ainsi, il puisse lui être demandé l’évolution de cette promesse. L’autre promesse dont les acquis sont déjà patents reste et demeure la gratuité de la césarienne dans les hôpitaux publics. Quoi que puissent en dire les détracteurs de cette noble initiative du Chef de l’Etat, il demeure évident aujourd’hui que la perspective d’une césarienne ne donne plus au Bénin tant de psychose que par le passé.

Certes, il est trop tôt de vouloir évaluer la portée de cette initiative en brandissant quelques cas isolés de décès pendant la grossesse pour saboter l’initiative ou montrer son inefficacité. Appréhender le problème de cette façon, c’est faire preuve de froideur, de cruauté et d’insensibilité à la douleur de la femme pendant toute sa vie en général et pendant la grossesse en particulier. Et comme si tout cela ne suffisait pas, Boni Yayi s’engage à faire rentrer 30% de femmes au prochain gouvernement. Là, c’est la cérise sur le gâteau ! Conscient de l’évolution notable que cet engagement représente au plan de l’enracinement de la démocratie, il prend aussi l’engagement d’initier une loi qui devra augmenter la représentation des femmes dans les instances de prise de décision à tous les niveaux.

En somme, Boni Yayi est au meilleur de sa forme dans le cœur des femmes après trois ans d’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat. C’est à juste titre que des femmes se déchaînent dès qu’il passe ou quand il les rencontre. A cette allure, si aucun grain de sable ne vient se coincer dans la machine, Boni Yayi et les femmes, c’est un mariage qui ira au-delà de 2011.

Samuel AHOUANDJINOU

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