Lundi dernier, les femmes du Bénin, à l’instar de leurs sœurs des autres nations modernes, ont célébré la journée internationale de la femme . Et si pour la deuxième année consécutive, la ministre Mamatou Mèba Bio Djossou a voulu que les femmes soient drapées dans le même tissu, le devoir de solidarité a manqué chez certaines qui se sont mises en marge du choix de la ministre.
Une fête en couleurs ! Voilà la touche particulière, l’innovation spéciale de la ministre Mèba Bio Djossou, dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme. L’innovation consiste d’abord à associer un plus grand nombre d’associations féminines à la célébration de la journée ; ensuite à choisir un tissu officiel pour la fête, comme c’est le cas dans certains pays tels que le Tchad et le Mali. Depuis l’année dernière donc, la ministre a opté pour l’uniforme des femmes.
Cette option, aux yeux de la ministre, vise à afficher à la face du monde la solidarité qui anime, sinon qui devrait animer la gent féminine dans sa lutte pour l’amélioration de son sort de femme. Et l’année dernière déjà, alors qu’elle venait d’être nommée, elle a fait le choix d’un tissu sur le marché dont beaucoup de femmes s’étaient vêtues dans le cadre des manifestations organisées à cet effet.
Cette année, si la célébration au stade de l’amitié n’a pas manqué d’éclat, la disparité dans l’accoutrement reste à revoir. Comment peut-on expliquer la multiplicité de choix du tissu observé à certaines manifestations marquant la commémoration de la journée internationale de la femme ?
Le devoir de solidarité
Ce ne fut pas beau, cette diversité dans l’accoutrement observé çà et là par ces temps de la journée internationale de la femme. Car, ce faisant, les femmes donnent, une fois encore, si besoin en était, l’impression de se refuser à soutenir une initiative prise par une femme, quoique noble. Or, la lutte pour l’émancipation, pour la promotion de la femme, ne saurait être efficiente si les femmes continuent à manifester leur désunion, si elles continuent à refuser la solidarité, pourtant nécessaire et indispensable.
Ce manquement au devoir de solidarité qui a poussé certaines structures à choisir un tissu autre que celui officiel de la ministre Mèba Bio Djossou interpelle toutes les femmes. Au moment où la communauté internationale revendique plus d’opportunités en faveur des femmes, il paraît malséant que les femmes elles-mêmes annihilent les sacrifices, du moins les efforts déjà réalisés pour la promotion de la gent féminine.
La Rédaction