Après les Cours d’Appel d’Abomey et de Parakou, c’est au tour de la Cour d’Appel de Cotonou de remettre en marche son appareil judiciaire. La rentrée solennelle a donc eu lieu le vendredi 30 octobre 2009 dans les nouveaux locaux de la juridiction à Cotonou au cours d’une cérémonie dirigée par le Garde des sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, Victor Topanou.
La cérémonie d’ouverture de la 2ème session parlementaire de l’année a eu lieu le mardi 27 octobre 2009 au palais des gouverneurs de Porto-Novo. A cette occasion, le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a prononcé une allocution qui a émerveillé plus d’un. Même les députés de l’opposition n’ont pas manqué de saluer la perspicacité et l’objectivité du discours de celui qui était toujours pointé du doigt dans la crise qui paralysait plus ou moins les activités parlementaires. Alors, on se demande si le président de l’Assemblée nationale a enfin trouvé le remède adéquat pour favoriser le déroulement des activités dans une atmosphère détendue entre les députés ou s’il n’a tenu qu’un discours de circonstance.
Le Bénin se retrouve à nouveau en face d’un Etat voisin pour un litige frontalier. Après le Niger et le Togo, c’est donc le Burkina-Faso qui dispute une superficie de 68km² environ avec notre pays. Heureusement, la voix de la sagesse a conduit les deux pays à s’en remettre au jugement de la Cour Internationale de Justice de la Haye. En attendant ce jugement, la zone de Kourou / Koualou, objet du litige et de la convoitise, est déclarée zone neutre.
Le découpage territorial a connu une importante phase, la semaine écoulée, avec la décision du gouvernement. La loi initiée par les membres de l’Exécutif est allée au-delà de la barre des 21 départements retenus par la Commission Adjaho passant à 29. Cette fois-ci, a rassuré le ministre de la Décentralisation, la loi actuelle a toutes les chances d’être acceptée par la majorité des Béninois parce qu’elle a pris en compte toutes leurs réalités socio-culturelles.
La Commission Electorale Autonome de la Haac (Cea-Haac) a proclamé dimanche 17mai, les résultats provisoires des élections professionnelles tenues la veille, samedi. Selon son président Frank Kpotchémè, Edouard Loko (295 voix), Victorin Agbonon (135 voix) et Kimba Ba Séguéré (279 voix) s’en sortent gagnants, respectivement dans la catégorie ‘’presse écrite’’, ‘’technique’’ et ‘’audiovisuel’’. Si les recours attendus pour lundi soir au plus tard ne changent pas les donnes, ces derniers se retrouveront donc sous peu à la Haac pour la 4è mandature. La seule femme candidate s’est retrouvée 3è dans sa catégorie. Philomène Aboudou n’a pas pour autant démérité.
Qui gagnera l’élection présidentielle de 2011 ? C’est la question qui préoccupe tous les états-majors politiques en ce moment. Les stratégies et autres calculs politiciens vont bon train. A moins de deux ans de l’échéance, les manifestations, mouvements et appels de soutien se signalent çà et là. Pierre Osho, l’emblématique ministre d’Etat de Kérékou, est mis en scelle par des manifestants, une certaine presse veut voir lui opposer l’actuel fringant ministre d’Etat, Irénée Koukpaki, l’honorable Wallis Zoumarou jure la main sur le cœur que l’ex directeur général du FMI pour l’Afrique et actuel directeur de la BOAD, Abdoulaye Bio Tchané sera de la course, Rachidi Gbadamassi confond le G13 et le ministre François Adébayo Abiola fragilise le MADEP ; sans oublier que chaque semaine, il y a toujours quelque part au Bénin, une marche de soutien au chef de l’Etat, Boni Yayi. La guerre psychologique a commencé.
Il n’est plus un secret pour personne. Les sorties du président Boni Yayi vers les services financiers de l’Etat sont le signe du malaise économique qui s’annonce pour le Bénin. Baisse des recettes de l’Etat, les signaux sont au rouge et il faut parer au plus pressé. Pour M. Emmanuel Just P. AKPO, enseignant chercheur en Economie et Management à l’Université d’Abomey-Calavi (U.A.C), connu pour ses compétences et prises de position, il est indiqué, entre autres, que l’Etat baisse son train de vie. L’homme averti des questions économiques suggère à l’exécutif la réduction des dépenses compressibles, l’assainissement du climat des affaires au Bénin. Il préconise, par ailleurs, que le secteur dit informel et qui joue un rôle irremplaçable soit reconsidéré autrement.